Public
≠
Lisible.
Depuis 1934, la SEC oblige les dirigeants d'entreprises cotées américaines à déclarer publiquement leurs achats et ventes d'actions. En France, l'AMF impose la même chose depuis 2003. Le Congrès américain a adopté le STOCK Act en 2012, obligeant ses propres membres à déclarer leurs trades sous 45 jours.
En théorie, tout le monde peut lire ces données. Elles sont gratuites, accessibles, indexées par Google.
En pratique, personne ne les lit.
Pas parce que les gens s'en moquent. Parce que les sources sont illisibles. Les sites de l'AMF et de la SEC ressemblent à des archives gouvernementales des années 90. Les formulaires sont en PDF, les codes sont cryptiques, les montants sont noyés dans des tableaux de 40 colonnes.
Une déclaration AMF brute ressemble à « Acquisition à titre onéreux — Marché bloc — Quantité : 12 500 — Cours unitaire : 78,42 — Nom du déclarant : ARTEMIS SAS — Personne soumise à l'obligation : François Pinault, en sa qualité d'actionnaire de référence ». Bonne chance pour transformer ça en décision d'investissement.
Pendant ce temps, les fonds spécialisés payent des terminaux Bloomberg à 24 000 $/an qui font le travail. Et le retail regarde Reddit pour savoir quoi acheter.
Ce déséquilibre est absurde. Et facilement réparable.
Sentinelle ne va pas vous dire quoi acheter. Sentinelle va vous montrer ce que les gens qui en savent plus que vous font de leur propre argent. Ce que Xavier Niel achète chez Iliad. Ce que Michael Burry vient de shorter dans son dernier 13F. Ce que Nancy Pelosi a déclaré la semaine dernière.
Pas en PDF. Pas en jargon. Pas dans un tableau de 40 colonnes. Dans une notification sur votre téléphone, 5 minutes après la déclaration officielle, avec le contexte qu'il faut.
On ne crée pas une donnée. On la rend lisible. C'est tout. C'est déjà beaucoup.
La donnée est publique. À partir de juin 2026, elle sera enfin lisible.